Trouver un nouvel équilibre dans l’enseignement!

Finding new balance

Trouver un nouvel équilibre dans l’enseignement!

Autheur: Vincent le Noble
Date de publication15 Avril 2021
Thème: Education

De nombreuses universités sont à la recherche d’un nouvel équilibre. Prises entre l’enseignement en ligne et la création d’un environnement d’apprentissage physique sûr, les défis sont multiples. Chaque année, le nombre d’étudiants modifie les ratios de professeurs. Quelle faculté va le plus changer ? Certaines études sont-elles plus populaires que d’autres ? Mais aujourd’hui, la pandémie entraîne une toute nouvelle dynamique dans le paysage du campus.

L’enseignement en ligne

Même si l’enseignement en ligne existe depuis un certain temps déjà, les enseignants doivent encore s’adapter à cette nouvelle forme d’enseignement. Et cela est principalement dû à ce grand déséquilibre de l’enseignement en ligne. Au lieu que l’enseignement en ligne fasse partie d’un programme complet ou soutienne l’éducation physique. C’est maintenant tout dedans (ou tout en ligne). J’ai beaucoup aimé l’approche de l’université de Stanford, où il fallait d’abord regarder un film en ligne, puis passer un test en ligne et, seulement après avoir obtenu de bons résultats, participer à une session en direct avec le professeur. C’est vraiment une façon de tirer parti des nouvelles technologies pour obtenir un taux de participation plus élevé. Cela permet également de tirer parti de la flexibilité dont ont besoin les étudiants et les enseignants, en termes de temps et de moyens consacrés à ce sujet. 

L’ interaction

Donc, encore une fois, le problème est le déséquilibre et la partie en ligne. Maintenant, en ligne ne signifie pas forcément moins d’interaction. Nous avons vu de très bons exemples de grande interaction. En utilisant le chat par exemple. Demander aux gens de répondre à de courtes questions par le biais du chat suscite l’engagement et la participation. Cela demande de nouvelles compétences aux enseignants. Ils doivent maintenant se concentrer sur un deuxième écran, celui du chat. La principale chose qui manque aux élèves est l’interaction. Et comme les élèves se sont habitués à de nouveaux modes d’interaction (principalement par le biais des médias sociaux), nous devons nous adapter à ces nouveaux modes, comme le chat, les « likes » et l’envoi de cœurs pendant les flux en direct.

Les étudiants veulent aussi être vus, et cela ne se limite pas à allumer la caméra. Il s’agit de reconnaître le fait qu’ils font un effort pour suivre les cours des enseignants en ligne, mais qu’ils attendent en retour une bonne expérience d’apprentissage, qui leur permette de se sentir connectés. Dans les cours physiques, un enseignant est capable de sentir si les élèves sont distraits ou s’ils participent mais ne comprennent pas le contexte. En tant qu’enseignant, vous pouviez intervenir plus facilement que ce qui se passe actuellement en ligne. 

Le bien-être des élèves

En interrogeant les étudiants, nous entendons beaucoup parler de burn-out. En plongeant un peu plus profondément dans cette question, je me demande ce qui cause ces épuisements. Il y a plusieurs dimensions à prendre en compte. La première est bien sûr l’environnement. Les étudiants vivent soit chez leurs parents, soit dans une maison d’étudiants ou une résidence universitaire. Seuls quelques chanceux ont leur propre studio, mais c’est encore peu. Cet environnement manque de toutes sortes de moyens pour créer un environnement d’apprentissage idéal. Un bureau est normalement une table trop utilisée pour manger ou ranger toutes sortes de choses et les chaises de bureau ergonomiques sont rares (à moins que l’étudiant ne soit aussi un joueur). La plupart des pièces sont petites et construites pour dormir plutôt que pour y passer une journée entière, sans parler d’une semaine entière.

Ensuite, il y a l’environnement de ces chambres. Il peut être bruyant à cause des autres colocataires, chaud ou froid à cause de l’état du logement ou tout simplement pas très inspirant parce que ce sont vos propres affaires. Ensuite, il y a la solitude. Passer tout ce temps seul dans sa chambre, sans possibilité de travailler ensemble à cause de la taille ou des circonstances…

Ce sont les connexions spontanées qui encouragent et engagent les élèves. Ce sont les interactions qui les font réfléchir à deux fois au contenu, à leur effort par rapport aux autres élèves, qui les poussent à faire plus et à faire mieux.

La transformation des enseignants

Bien sûr, le changement était inévitable. Et je crois que nous ne devrions jamais gaspiller une bonne crise.  La pandémie actuelle a poussé chaque enseignant à se transformer en expert en ligne, qu’il le veuille ou non. Malheureusement, la courbe d’apprentissage était encore très raide. Même maintenant, après une année complète de pratique, nous n’avons toujours pas vu de nouvelle forme d’enseignement chez la plupart des enseignants. 

C’est difficile, je le comprends, mais il semble que nous n’ayons accompli qu’un moyen numérique d’envoyer des informations à travers l’autoroute numérique dans les petites salles d’étudiants.  Parfois, je me dis que nous aurions pu mieux enregistrer les présentations des enseignants et organiser des sessions approfondies en tête-à-tête entre les enseignants et les étudiants. 

Nous n’avons pas encore vu l’adaptation complète des formes innovantes d’enseignement en ligne. Honnêtement, je ne comprends pas pourquoi nous n’avons pas vu plus d’exemples de formes qui existent déjà et qui ont fait leurs preuves. Des vidéos inspirantes, des tests en ligne, des podcasts ou des séances de discussion. Il doit s’agir d’une forme hybride, où les étudiants choisissent leur propre méthode préférée. Tout comme l’exemple de Standford, et pas seulement un flux en direct d’un enseignant devant une classe numérique. C’est en forgeant qu’on devient forgeron, alors commençons à expérimenter et apprenons vraiment (à enseigner).